Me voilà sur un lit d'hôpital, encore. Couché sur une table, par dessu un papier blanc, j'attend. Il fait froid, terriblement froid. Dans ma robe bleu, j'attend impatiemment qu'un docteur arrive. Le temps file, j'ai mal. La fausse lumière qui jaillit d'un néon blanc me transperce les yeux. Je fixe le plafond, laid, blanc et noir. À chaque mouvement, un froissement. Le papier se déchire. J'essaie de bouger, mais la table est trop étroite. La pièce sens le désinfectant à plein nez. Le seul rideau de la pièce est d'un blanc jaunît. Il ne ferme même pas de moitié le petite salle pour se changer. Je frissonne, je tremble. Encore. J'entend les gens passer de l'autre côté de la porte. J'écoute leur conversation. Le blanc des mur est affreux. Il sont peint d'un blanc dépression. Nouvelle couleur : Blanc dépression. Original, efficace. J'examine les différents instruments qui couvrent les tables et les murs. Un truc pointu pour regarder dans mes oreilles, un truc avec une lumière au bout pour vérifier mes yeux, des pinces, des pinces ?!, des seringes, une dans ma poche, une machine servant à vérifier ma pression, tout me semble banal et artificiel. Le docteur arrive, avec une étudiante. Ça te dérenge ? non...(Qui dirait oui? de toute manière, elle ne s'en ira pas.) Elle me tapote le ventre, ouvre la bouche, tire la langue, prend ma pression, inspire, expire. Inspection banale. Me pose pleins de questions : Dors-tu bien ? Je dors jamais. Prends-tu de la drogue ? Question suivante. Es-tu stressé, troublé ou en dépression? ...D'APRÈS TOI ? Elle se tourne vers son bureau, l'air confuse (tant mieu) et elle griffonne sur un bout de papier. Résultat : Desyrel, Ratio-Tecnal, Novo-Naprox. Pillules, cachets, médicaments, drogues, appeller ça comme vous le voulez, c'est ce qui décrit mon état. Vivre sous médication sans arrêt.
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